Bij het afscheid, bij het aangekondigd vertrek van Marie Bucquoy
Eric E. Feremans
 
 
To be, or not to be: that is the question:
Whether 'tis nobler in the mind to suffer
The slings and arrows of outrageous fortune,
Or to take arms against a sea of troubles,
And by opposing end them? To die: to sleep;
No more; and by a sleep to say we end
The heart-ache and the thousand natural shocks
That flesh is heir to, 'tis a consummation
Devoutly to be wish'd. To die, to sleep;
To sleep: perchance to dream: ay, there's the rub;
For in that sleep of death what dreams may come
When we have shuffled off this mortal coil,
Must give us pause: there's the respect
That makes calamity of so long life;
For who would bear the whips and scorns of time,
The oppressor's wrong, the proud man's contumely,
The pangs of despised love, the law's delay,
The insolence of office and the spurns
That patient merit of the unworthy takes,
When he himself might his quietus make
With a bare bodkin? who would fardels bear,
To grunt and sweat under a weary life,
But that the dread of something after death,
The undiscover'd country from whose bourn
No traveller returns, puzzles the will
And makes us rather bear those ills we have
Than fly to others that we know not of?
Thus conscience does make cowards of us all;
 
Shakespeare sugereert ergens in die tekst dat de angst voor het leven na de dood ons laat leven.
Maar is het niet de angst voor het leven die ons naar de dood doet verlangen?
 
Wanneer iemand het leven verlaat, zogenaamd vrijwillig, zijn er drie zaken die vooraan staan.
Het verdriet voor het verlies van een familielid, een kind, een vriend. Maar dat verdriet is er ook bij een onvrijwillige dood.
BIj de zelfgekozen levensbeëindiging stelt zich ook de vraag over het waarom, en komt er daarbij de schuldgevoelens.
Deze komen in de vorm van zelfverwijten maar ook als boosheid tegenover de overledene.
 
Marie Bucquoy schreef erover:

Il va sans dire, l’au-delà a plus d’un attrait.  Que ce soit le néant, le paradis, l’enfer ou encore une nouvelle naissance, elle est impatiente.  L’absence de curiosité régnant ici bas reste une énigme, pouvant peut-être trouver une explication dans les mécanismes de la peur et de l’angoisse inhérentes à la condition humaine.

Par pitié, expliquez lui les mystères de leurs yeux secs, expliquez lui la salive qui colle sur leur bouche.  Lorsque nous dormirons dans les archives, n’aurons nous pas assez de temps pour goûter  la solitude ?  L’éternité, bon dieu c’est clair, personne n’y croit.  Pas plus qu’à une divinité omnisciente.  Et s’il devait arriver que pour un seul des terriens, la foi s’éveille avant l’heure des comptes, le naïf ne devra rien espérer, encore moins un crédit.  Nous avons loué une planète comme on loue un studio, autant dire les choses comme elles sont, le mot d'ordre est: "Rien à foutre" !

 

Elle n’était pas de ce monde et pourtant, le corps matériel l’y avait emmenée. Le sentiment de purger une peine dont elle n’était pas coupable la poursuivait. Comment était-ce possible que la nature humaine soit si complexe et dure à la fois ?

Pourquoi est-ce que des qualités telles que la naïveté, la bonté, l’égalité sont risibles et méprisantes, se transformant en cauchemar pour celui qui ose en faire un principe de base dans ses comportements au quotidien.  Il serait taxé bien sûr de « looser », nul doute là-dessus.  Et ça toujours été comme ça, il n’y a pas de « c’était mieux avant » qui tienne.


Niet de mens zelf, niet zijn directe omgeving, maar de maatschappij zelf, zoals ze nu is kan ondraaglijk worden voor het individu.  Deze is niet beperkt tot de kennissen, minnaars en familieleden, deze spelen immers in het dagelijks leven een kleine rol.  De grote stroom van domheden, in een gecommercialiseerde, koude wereld is voor de gevoelige mens stilaan een hel aan het worden.  Niet de vrees voor de dood maar die voor het leven wordt overwegend.

De steeds groter wordende vervreemding in een maatschappij van handelaars ergerde de poëte, die ook haarscherp observeerde:


La passion à tout prix

Les hallucinations charmantes inventées...Les princes applatis entre les pages des livres bibliques que j'avais oublié de remettre à leur place.  Sur la commode de ma chambre d'enfant.  Les panoplies en plastic de princesses foisonnent dans les rayons des supermarchés, pacotilles et les prix baissent...La baisse tendancielle du taux de profit et la concurrence oblige.  Il faut vendre.  Vendre et acquérir le pouvoir futile, de la puissance, masquer les sentiments d'infériorité.  Vendre les sentiments pour acquérir le pouvoir de séduction, masquer les sensations de manque d'amour.  Marchand(e)s de tapis! Fuck You! 


Degene die haar als een in zichzelf gekeerde persoon willen afschilderen kunnen schrikken van volgende passage:


Une journée de plus. 

 A quoi peut bien servir la démocratie si ce sont des humains qui votent ?  Les esclaves cherchent un maître.  Des bottes à lécher.  La fonction paternelle représentant la loi, l’interdit, la frustration, l’ennui.  La soumission décomplexée : le slogan du 21ème siècle.  Tu as le choix, c’est dieu tout puissant qu’il faut craindre (avec foulard pour les femmes) ou l’augmentation à l’infini du profit, une prière pour l’euro.

Amen.

Travaillez, travaillez, travaillez, ils n’ont plus que ce verbe à l’impératif dans la bouche.  Regarde comme les travailleurs chinois sont épanouis, regarde à Londres, ceux-là cumulent trois emplois pour arriver à payer le loyer et la nourriture.  L’esclave doit dormir et manger pour repartir le lendemain au travail. Exploitation généralisée, soumission décomplexée.


Marie kende wel degelijk de wereld, zij leed niet aanzichzelf, niet aan haar directe omgeving! Alsof een antenne haar gevoelige ziel de miserabiliteit van de globe doorgaf werd zij gekweld niet door emoties maar door de beldiging van de scheefgegroeide wereld.  Deze kende zij, deze verpletterde haar, zij zag dus scherp en analyseerde onverbiddelijk.  En het vernietigde haar.


Le dédain au bout du fil picorent mes yeux, j'ai entrevu les portes de l'institution hospitalière...à me soumettre au niveau standard.  Transformer mon âme en une mécanique glaciale.  
 
Je veux devenir aveugle et me suspendra aux nuages.  S'encastrer dans le talbeau de "la femme qui pleure".  De la haut.  Et puis tout lâcher.


Maar niet enkel de maatschappelijke dwang, de verplichting "normaal" te zijn in een abnormale wereld naar haarzelf toe ergerde haar. Ook de terreur van het conformerende onderwijs:

J'entre dans les couvertures chaudes et je rejoue mon école buissonière à la retraite.  Puis je me rappelle de cet entretien d'embauche que je dois passer dans l'après-midi dans une école d'Art.  Et que je n'ai pas encore préparé.  Alors je pense: "qu'est-ce que je vais aller me faire chier à m'occuper de leur Conseil Social".  Je me remotive en m'imaginant leur dire: "LE POUVOIR AUX ETUDIANTS" "AUTOGESTION".  C'est finalement ce qui s'est passé, mon rêve en vrai.  Bon je les ai un petit peu fait rire, j'aime bien dérider les gens, surtout ceux-là.  Un peu d'humanité derrière leurs lunettes en fer forgé.  Après avoir fumé quelques clopes dans le hall de cette structure aliénante, je suis allée chercher Lou.  Cette fois-ci, Chet Baker dans les oreilles.  On a écouté la musique ensemble sur le trajet retour, parfois les yeux dans les yeux accompagné de "Je t"'aime ma grosse poule"..."Moi aussi mon petit poussin".  On a bouffé de la pizza froide et je lui ai raconté cet autre bête conte "Peau d'âne".  Elle adore.  Et puis, évidemment, ils se marièrent et eurent beaucoup d'enfants...J'ai refermé le livre et nous nous sommes endormies sur notre matelas une personne, main dans la main, le sourire aux lèvres.  Le bonheur est si simple parfois, que je n'ose même pas le raconter.  Merci Ann de m'avoir donné le courage.  Bonne nuit.


De media die de "blijde boodschap" van het abnormale zo glinsterend voorstellen beten haar in de hersenen, de commercialisering ervan en het hypocriete stoorden haar scherp verstand:

Nous consommons, nous affamons.  Ecologie et ultra-libéralisme. Les voix de la radio honorent ce mariage absurde.  Et blablabla, la fin du monde, le réchauffement climatique et tout en disant cela, elles passent au thème suivant : la pauvre économie française, il faut tout de même plus produire, consommer, affamer… La France se serait endormie entre De Gaulle et Mai 68. L’eau du bain devient froide, je rouvre l’eau, bouillante, consommons.  Affamons

Consommer. Le plus universel des troubles obsessionnels compulsifs.

Ca donne chaque fois des émotions d’entendre les arbres tués, les OGM, la guerre…C’est pas rien, merde.  Quelle saleté de race, je suis un morpion.


Niet de twijfel aan haarzelf, maar aan haarzelf in deze maatschappij  maakte haar stappen logisch, zij dacht hierover na.

Soms heel sec:


Plus loin un bar, un tabouret et une bière dans la gorge.  Au milieu de rien.  Récupérer  mon vélo au passage et longer le canal qui m'emporte là-bas, chaque fois, là-bas, dans le noir absolu.  Où tout est réalisé


Soms werd ze mild opstandig, soms hoopvol, soms allebei samen, zoals in volgende tedere tekst:


Je me complais dans la régression.  Je veux rester une enfant.  Les adultes me font chier avec leur soucis d'être bientôt morts.  Une maison pour qu'il ne pleut plus sur les têtes.  Un enfant pour la pérennité.  Un revenu pour consommer de moches marchandises.  Qu'est-ce que c'est moche un téléviseur, une chaine hi-fi, une voiture, une cuisinière moderne.  Je veux une maison pour tout peindre en couleur, un enfant pour jouer à la poupée, et un revenu pour me regarder dans le miroir avec mes jolies chaussures noires vernies. 

L'autre: "quel manque de maturité!"

Le petit Larousse illustré, 2002, Maturité: "Etat d'un fruit mûr."  Etape suivante: pourriture

 

Oui, c'est cela, restons courtois.  Soyons civilisés.  L'amour n'est-il point un sentiment civilisé après tout?  La chèvre ne tombe pas amoureuse, il n'y a que le bipède pour inventer une chose pareille.  L'instinct, lui au moins, échappe à la civilité.  La culture s'oppose à la nature.  Alors dans les hautes herbes, tant que le fruit mûr ne sera pas pourri, ils continueront à désirer prendre ce petit corps dans leurs corps.  Au milieu des bois.  Dans des chambres froides, sous les draps chiffonés.


Haar relatie met anderen gaf haar soms de moed om door te doen:


Certaines personnes sont plus étranges que d'autres.

-"Tu as fait une erreur".  Puis tu as insisté: "mais ce n'est pas grave tu sais".  J'aime la délicatesse.  Je suis assise sur le bord d'un trottoir.  Je regarde une bourgeoise de l'autre coté de la rue.  Elle enfile ses gants.

La solitude m'aspire ailleurs, au delà du temps-horloge.  Le tic tac des secondes s'éteint.  Je n'avais jamais vu cette issue.  Je n'aime pas les bijoux.  C'est saisissant d'entendre son coeur battre.  Dans le corps.
Au fur et à mesure, je m'éloigne des particules élémentaires, de la matière.
Je tremble petite, je tremble et quand je te regarde, je sais pourquoi je m'acharne à vivre. 
 

"Wanneer je een schip wil bouwen, breng dan geen mensen bij elkaar om hout aan te slepen, werktekeningen te maken, taken te verdelen en het werk in te delen. Maar leer de mensen verlangen naar de uitgestrektheid van de zee. Het schip komt er dan zeker, de geschikte bemanning ook." (Antoine de Saint-Exupéry

Soms werd de druk overweldigend, en begint haar strijd om zichzelf

Je me suis rencontrée.  J'ai vu Je.  Et je me suis noyée...d'amour liquide.  Dans un état gazeux.  Que peut bien t-il y avoir de solide là-dedans?  Tout.

Je ne pourrai jamais aimer ces hommes silencieux.  Le bruit de leurs membres qui craquent abîme mes oreilles.  La femme plaintive et dramatique assise à leurs cotés, le pot d'huile dans la main droite qui n'a jamais servi.  Je quitte le tournage, respire le long du canal.  J'écoute les vieux amants démodés.  Ca grince dans tous les sens.  Tout va s'écrouler.


Het spijt me, maar ik ken de mama van Marie niet.  Jan ken ik des te beter.
Hij vertelde mij dat de blog van Marie, waar ik haar teksten vandaan haalde, hard was. Ook voor hem en voor haar moeder.
Ik moet hem tegenspreken.
Dat lijkt zo indien men ze "au premier degré" opvat.
Maar zoals alle kinderen verwijt Marie de gang van de wereld aan de oudere generatie, waar ze -dat blijkt ook uit één van de bovenstaande teksten - de vader en de moederfiguur als icoon beschouwt van een generatie die mede verantwoordelijk is voor de ellende waarin wij leven.
Maar niet haar ouders, haar vrienden en familieleden verwijt ze wat dan ook PERSOONLIJK.  Integendeel.  Wie goed leest merkt dat ze treurt om een verloren wereld, de wereld van haar jeugd, die ze voortdurend aanhaalt als referentiebron van een betere wereld. 
Ze verwijt niet wat haar tijdens haar jeugd overkwam, maar dat wij, de oudere generatie die niet konden in stand houden.
Dat is geen verwijt, dat is geen afrekening, dat is een compliment voor haar die haar tijdens haar jeugd omringden.
Daarom onderstaand, misschien gedeeltelijk verzonnen, telefoongesprek met haar vader, dat ook op haar blog staat:
 

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Papa:"je crois qu'elle ne m'aime pas, tu avais raison. C'est une séductrice dans sa librairie. Elle m'a envoyé un message: "je ne suis pas faite pour les relations. je n'ai pas envie de m'expliquer. Je reste dans le silence." Il parait que ça met 6 mois d'oublier une quelqu'un dont tu es amoureux?"

Marie: "6 mois de sensation de vide. Même si l'on est conscient de l'inutilité de cette sensation, c'est terrible."

Papa: "on se ressemble fort non?"

Marie: "j'aime qui je suis, je n'aurais pas voulu être queqlu'un d'autre. Tu m'as beaucoup aimé. A ta façon. Inévitablement, je te ressemble."

Papa: "J'en arrive à avoir envie de me suicider."

Marie: "Je comprends, ça me passe par la tête aussi. Mais je n'y arrive pas. Peut-être parce que cette vie est une aventure utlime, hasardeuse et ephemere."

Papa: "Moi j'ai toujours trouvé ça idiot le suicide. Ou alors, que ça serve à quelque chose. En attaquant l'Etat par exemple, tu prends quelques salauds avec toi."

Marie: "Le vide est tel, papa, que je n'ai même plus de haine pour personne."

Papa: "J'ai remarqué que tes yeux ne pétillent plus...J'ai l'impression d'avoir fait des enfants pour avoir un alibi histoire de ne pas me suicider."

Marie: "Un moment, quand j'étais dans une dépression forte à cause d'un mec, ça n'était même plus un alibi. J'ai voulu me suicider froidement. je n'y suis pas arrivé. Je n'en suis pas capable et toi non plus. Tu le sais? hein?"

papa: "Je n'avais jamais remarqué que tu étais si accroc de ce mec."

Marie: "C'était juste une bonne stratégie de sa part. Je donne tout. Je reprends tout."

Papa: "Oui mais tu as 30 ans. Il y a encore des aventures qui t'attendent. moi j'en ai 60. Quand je drague, je ne ramasse plus rien."

Marie: "Pour ramasser quoi? J'ai encore 30 ans pour ramasser des mirages. Des personnages en quête d'amour qu'ils n'arrivent pas à se donner eux-mêmes. Draguer...quelle occupation inutile. Rien à foutre, si ce n'est à me foutre son foutre et de moi-même. Draguer, séduire, j'en ai marre, franchement. Une fois qu'il a assez mangé, il te chie. Et là tu hésites entre le caniveau ou remonter dans un autre appareil digestif. Non, merde. Rien, nous ne sommes rien. Et tout à la fois. Des fourmis...dans un grand vide. Et des richesses."

Papa: "La lumière dans tes yeux Marie, je resterai vivant juste dans l'espoir de la voir à nouveau briller. Même si ce n'est qu'un instant."

Marie: "Tu es un romantique sous tes airs de tout vouloir foutre en l'air."

Papa: "je suis les deux."

Marie: "Moi aussi, je t'aime."


Indien de wereld zoals Bredero het stelde een schouwtoneel is, dan moet men zich de vraag stellen hoe het komt dat ondertussen de kitchfiguren het applaus krijgen en de grote het podium verlaten.